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Tout Savoir






 

 

Les richesses insoupçonnées du sous-sol sibérien

En 1799 l'anatomiste allemand Blumenbach décrit scientifiquement le mammouth laineux. Cette même année, la première carcasse complète de mammouth est découverte dans le détroit de la Lena, par un chasseur toungouze, qui après avoir récupéré les défenses, laisse pourrir l'animal. Ce n'est que sept ans plus tard que le botaniste M. Adams en récupère le squelette, rachète les défenses (qui s'avèreront plus tard appartenir à un autre animal) et le rapatrie au Musée zoologique de Saint-Pétersbourg, où, une fois monté, il constitue la principale attraction du musée. Mais les savants rêvent de pouvoir étudier un spécimen bien conservé et l'Académie de Sciences offre une prime à quiconque permettra de faire une telle découverte. D'autres carcasses sont signalées dans la lointaine Sibérie, mais chaque fois les scientifiques arrivent trop tard et ne ramènent que des restes sans grands intérêts.

En 1901 une autre carcasse est mise à jour sur les berges de la Beresovka. Alertée, l'Académie envoie une expédition qui mettra cinq mois pour parvenir sur le site. Trop tard pour effectuer une excavation d'été, tout est gelé, on doit construire une hutte sur la cadavre et réchauffer le sol. La carcasse est découpée en morceaux puis chargée sur des traîneaux qui l'achemineront jusqu'au Transsibérien d'où elle rejoindra Saint-Pétersbourg. Là, elle est naturalisée et remontée dans la position exacte de sa découverte.

En 1977, des chercheurs d'or de la région de Magadan déterre à coups de pelle mécanique un bébé mammouth momifié. Agé de 7 mois au moment de sa mort, il est dans un état de conservation exceptionnelle et a rejoint les mammouths d'Adams et de la Beresovka dans les collections du musée zoologique de Saint-Pétersbourg.